Témoignage de Rachid, cité Gambetta (77) - "Ma soeur alors qu'elle a plein d'amis homos, m'a diabolisé, c'était une sorte d'apocalypse de voir que sa famille était touchée"

Témoignage de Rachid, cité Gambetta (77) - "Ma soeur alors qu’elle a plein d’amis homos, m’a diabolisé, c’était une sorte d’apocalypse de voir que sa famille était touchée"
Rachid, 22 ans, est barman dans le Marais. Un moyen pour lui de fuir sa banlieue de Chelles et de fréquenter d'autres gays sous couvert d'un emploi.

Rachid a déjà été agressé verbalement par des inconnus : "Je suis une insulte à leur idée de la virilité. Ils rejettent de façon agressive ce qui est contraire à leur système. Dans les bars, ça n'arrête pas : "Les pédés, il faut les massacrer..." Je n'entends pas de tels propos à Paris dans les cafés hétéros." Pas question pour lui de faire son coming out auprès de ses parents : "C'est un sujet trop tabou ! J'ai eu une première mauvaise expérience avec ma s½ur qui est tombée sur des pass pour des soirées gays. Alors qu'elle a plein d'amis homos, elle m'a diabolisé, c'était une sorte d'apocalypse de voir que sa famille était touchée. Elle parlait du milieu homo comme d'un univers malsain. Tout n'y est pas rose, c'est vrai, mais je travaille dans un bar gay et j'en retiens surtout une bonne ambiance de camaraderie.

Ma mère me demande souvent si j'ai une copine : je ne réponds pas. J'ai hâte d'être indépendant, d'avoir mon propre appartement."

Quelles sont les raisons de cette homophobie ? Rachid évoque le sujet religieux : "Je sais que toutes les religions sont anti-homos dans leurs interprétations. Pour ma mère, le premier devoir d'un musulman est d'avoir une progéniture. Elle voudrait des petits-enfants. Elle serait néanmoins moins choquée si je lui avouais que le seraient mon frère et mon père, pour qui il s'agit de fierté. Ils craindraient le qu'en dira-t-on. Il y a beaucoup de chômage en banlieue, beaucoup de temps donc pour causer des autres, critiquer le voisin..."

# Posté le jeudi 22 janvier 2009 05:59

Modifié le jeudi 22 janvier 2009 08:41

Témoignage de Djamel - cité du Mas-du-Taureau (69) - "je suce les racailles du quartier pour avoir la paix !"

Témoignage de Djamel - cité du Mas-du-Taureau (69) -  "je suce les racailles du quartier pour avoir la paix !"
Sa pénitence prend la forme d'une phrase pointue, aiguë, tranchante, tristement... banale. "C'est qu'une tapette." Il se l'inflige, d'un ton tout aussi... banal. "Oui, je suis une tapette. Et alors ?" Et alors ? Djamel Haoua, 23 ans, est homosexuel. Et alors ? Il est né en banlieue. Et alors ? "Je me fais tout le temps traiter de pédé."

Ses amis proches le surnomment "Djamila". Ça le fait rire. Dans sa cité du Mas-du-Taureau, le quartier le plus chaud de Vaulx-en-Velin (Rhône), situé à une largeur de périphérique de Lyon, Djamel est "le sale pédé". Ça l'a fait fuir.

"Je ne parlais à personne. Je ne fréquentais personne." On le soupçonne d'en être "une". "Dans la rue, des jeunes d'autres quartiers venaient me toucher la main en se moquant de moi. Les mecs de mon immeuble qui connaissaient ma mère me laissaient tranquille." Aujourd'hui, il est manutentionnaire et vit dans le centre-ville de Lyon. Mais c'est encore l'horreur. Ma mère m'interdit d'aller la voir quand la nuit est tombée. On continue à m'insulter. J'ai une haine. Quand je croise des jeunes, je suis obligé de changer de trottoir. "Ça me brûle le coeur. C'est comme une dépression dans ma tête". Une larme, et puis il lâche, candide : "Pourquoi ils m'agressent ? Juste parce que je suis homo ?"

Les vannes de ses camarades de classe sur son côté délicat l'obligent à changer de bahut. Il a 14 ans et découvre à peine son homosexualité. Trois ans plus tard, commence le "calvaire", souffle-t-il. "Un jour, en bas de chez moi, six voyous du quartier me bousculent, m'empêchent de monter à la maison. Je suis à terre. Un d'entre eux me prend par les cheveux : "Si tu veux pas qu'on te frappe, si tu veux qu'on te laisse tranquille, tu nous suces !" On est allés à la cave." Très vite, ces caïds installent un matelas dans la cave. Quatre ans durant. "Ils me donnaient rendez-vous tous les samedis soir. Comme par hasard ! Ils étaient frustrés de ne pas pouvoir sortir et draguer des filles. Alors, ils s'attaquaient à moi." Djamel n'a pas le choix. "Je n'allais pas dire à ma mère : "Je suis pédé et je suce pour avoir la paix !"

La paix ? En devenant leur "objet", "humilié", avec des "rapports pire qu'avec un animal", Djamel trouve, paradoxalement, sa "tranquillité". "Quand des mecs m'emmerdaient, mes voyous s'interposaient." Parfois, certains d'entre eux "en manque" venaient frapper à la porte. "Ma mère me disait : "Tiens, tu t'es fait ami avec ces voyous". Si elle avait su que je suçais toutes les racailles du quartier ..."

Le voisinage, pourtant, murmure. "Regarde ton fils !" Le père de Djamel, pour tuer cette rumeur qui dure, ramène une cousine d'Algérie et dit à son fils : "On va te marier, comme cela tu auras ta vie, tu auras ta liberté." Fin du "calvaire".


Article paru dans le très sérieux journal "Le Monde" du 28 janvier 2006

# Posté le jeudi 22 janvier 2009 09:10

Modifié le samedi 17 octobre 2009 16:18

Des lascars de cité, malgré la culture macho ambiante, s'habillent désormais à la mode homo - dans les coulisses de la guerre entre la mode "racaille" et "fashion"

Des lascars de cité, malgré la culture macho ambiante, s'habillent désormais à la mode homo - dans les coulisses de la guerre entre la mode "racaille" et "fashion"
Des lascars de cité, malgré la culture macho ambiante, s'habillent désormais à la mode homo. Provoc ou désir d'émancipation ? Filou a mené l'enquête sur la pink racaille.


Il a les cheveux longs, qui tombent sur les épaules, et une ou deux petites mèches égarées au milieu du visage. Kamel, 26 ans, a enfilé une veste en jean usé de chez Dolce & Gabbana. Tout est dans le chic de son pantalon en velours, discrètement souillé de quelques gouttes de javel éparses au niveau de la cuisse gauche. Et aux pieds, la touche vintage, des Stan Smith blanches de chez blanches, à scratch ( le détail qui tue ).
D'autres ajoutent quelques accessoires comme les boucles d'oreilles ( en diamant ), le sac en bandoulière signé Dior ou Calvin Klein, la chevalière en or blanc à l'annulaire ou « la montre à Michou » , énorme et clinquante, pleine de brillants.
Dans des cités réputées machos et homophobes, ces « caillera » n'hésitent pas à afficher un look féminin, loin de l'éternelle capuche et survêt Tacchini dans la chaussette. Mais il ne faut pas se méprendre : ces jeunes cherchent ainsi à plaire aux filles, non aux garçons, et ne sont pas devenus plus tolérants à l'égard des « PD » . Par le vêtement, ils croient avoir trouvé un passeport pour l'extérieur, un moyen d'échapper aux contrôles systématiques, de ne pas se faire jeter à l'entrée des boîtes de nuit et de ne plus effrayer la « gazelle » .


La vraie classe, c'est de rester dans la juste mesure... Ne jamais perdre la sacro-sainte « bogo-cité » ( un style en soi, celui des beaux gosses de cités ), ne pas verser dans le look « carrément dèpe » ( pédé en verlan ), porter les boucles d'oreilles toujours par paire, sans pour autant se transformer en « sapin de Noël » ( perte totale de crédibilité ). Et de la racaille ne garder surtout que la démarche assurée, le regard direct. Bref, être mâle tout en faisant du bien aux yeux des filles. Voilà la nouvelle « tendancité » : être fashion, quitte à engloutir toutes ses économies - souvent parallèles - dans des marques.

Samy, 24 ans, porte un blouson en cuir noir Armani, coupé droit et près du corps, sur un pantalon en toile qui moule ses fesses. Il a les cheveux courts coiffés en crête discrète sur le haut de son crâne. Comme Kamel, il a grandi dans une longue barre HLM, traîné son ennui le soir au fond de la banlieue nord. Tous deux écoutent Generations, la vraie radio rap. Et Radio FG, la vraie radio gay. Pourtant, des homosexuels, ils disent : « Quand même , faut pas aller contre nature. Nous, on ne peut pas avoir d'amis PD. » Tout en concédant que « les homosexuels sont les meilleurs, question goûts vestimentaires ou musicaux. »

Samy et Kamel troquent l'uniforme de la cité pour un déguisement passe-partout. Ils veulent séduire ailleurs, dans l'opulence des grandes villes. Chez eux, il y a deux catégories de jeunes : « Les barbares, qui restent dans le quartier à fumer des joints, collés aux murs ; et les beaux gosses, qui sortent et se mélangent . » Ils pensent que si le tee-shirt « moulax » ( moulant ) ne fait pas l'homosexuel, le triptyque survêt-baskets-casquette colle malheureusement bien au cliché du jeune-debanlieue-effrayant. « On a compris rapidement que, pour aller en boîte , faut lâcher le look racaille, explique Kamel . Moi, je traîne dans les milieux homosexuels, et les mecs, je les calcule pas. Dans ces endroits-là , ce qui compte, c'est que c'est plein de nanas. Et en gros, le look PD, les meufs, elles aiment ça . »

Ils ont l'air de s'habiller comme des homosexuels , mais tout est dans la démarche , qui n'a rien des pas chassés-glissés ...

La jeunesse masculine des quartiers rompt ainsi avec le virilisme imposé, cette chape de plomb. Elle tente de se libérer du mauvais sort qui la rendait prisonnière à vie de sa seule condition d'enfant de pauvres et issu-de-l'immigration. Comme si, sans cette minirévolution vestimentaire, « il n'y avait aucun moyen de s'éclater , de s'ouvrir sur d'autres possibles » , sourit Kamel. Pour Daniel Welzer-Lang, sociologue à l'université de Toulouse-Le Mirail et spécialiste de l'identité masculine, cette nouvelle tendance est le signe que les garçons des quartiers « reprennent leur liberté sur le genre, se démarquent de l'image traditionnelle virile et homophobe qui ne permet plus à personne de trouver une jolie petite femme. Pour autant, l'homophobie dans les cités reste très forte ». Comme quoi les apparences sont trompeuses.

# Posté le samedi 24 janvier 2009 12:54

Modifié le dimanche 25 janvier 2009 05:02

Présentation d'Homofesty, première association gay de banlieue, Mantes la Jolie (78) - "Face à notre succès, nous allons nous étendre sur toute l'Ile-de-France"

Présentation d'Homofesty, première association gay de banlieue, Mantes la Jolie (78) - "Face à notre succès, nous allons nous étendre sur toute l’Ile-de-France"
"Il y a un réel besoin de la communauté homosexuelle de se déplacer sur la capitale car elle n'a pas de structures à proximité en banlieue".
Partant de ce constat, l'association Homofesty s'est créée en août 2002 dans les Yvelines (à Mantes La Jolie, l'une des plus grande cité de France). Son objectif : développer des activités de loisir et d'assistances pour les gays. Face à son succès, elle projette de s'étendre d'ici un an sur les différents départements d'Ile-de-France (une antenne déjà ouverte dans le 93 à St-Denis).

Homofesty a pour but de proposer des loisirs en banlieue et province tout en étant à l'écoute des homosexuel(le)s pour leur apporter toutes les opportunités de dialogue et d'assistance afin qu'ils vivent mieux leur homosexualité ainsi que de défendre leurs droits.

Mais Homofesty, c'est aussi la prévention dans le domaine de la santé, l'intermédiaire entre les jeunes et les partenaires socio-médicaux et l'assistance entre parents et enfants homosexuels afin qu'ils puissent être compris et aider au mieux par leur entourage à vivre leur homosexualité sans tabou.

Les antennes HomoFesty prévoient des activités tout les mois. Il peut s'agir de restaurants, de ciné, de soirées discothèque, de randonnées, de pique-nique, ou encore de soirées thématiques ayant pour sujet, bien sûr, l'homosexualité.

De quoi donner à beaucoup de jeunes gays de banlieues défavorisées la possibilité de sortir un instant de leurs cités dortoirs...
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# Posté le jeudi 29 janvier 2009 10:11

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 05:15

"Un parfum nommé Saïd" - Avec le beau Saïd qui nous offre son corps d'athlète

Alors qu'il tourne un documentaire à Marrakech, Gérard dirige sa caméra sur un jeune Marocain : Saïd. Un coup de c½ur s'en suit qui fait courir Gérard aux quatre coins du Maroc, à la poursuite d'un “amour-mirage”.
Attiré par l'Occident et par Gérard, son représentant, Saïd offre son corps d'athlète et ses sentiments empreints de poésie.
Dans la beauté des paysages, on assiste à la fascination et à l'incompréhension culturelle entre les deux hommes. Documentaire, journal intime, conte, fiction, s'imbriquent à bon escient pour cerner la réalité d'un parcours amoureux.

# Posté le vendredi 30 janvier 2009 12:19

"La nuit tombée, entre Aubervilliers et La Villette, les berges du canal Saint-Denis (93) se transforment en lieu de drague gay"

"La nuit tombée, entre Aubervilliers et La Villette, les berges du canal Saint-Denis (93) se transforment en lieu de drague gay"
Najib observe, assis sur une rambarde, suivant du regard le ballet black, blanc, beur qui défile. La nuit tombée, entre Aubervilliers et La Villette, à l'abri de la circulation, mais pas des regards des promeneurs nocturnes, les berges du canal Saint-Denis se transforment en lieu de drague gay. Un point de rencontre particulièrement fréquenté par les jeunes des quartiers riverains, qu'ils soient en Seine-Saint-Denis ou dans le Nord-Est parisien. Survet'-casquette-baskets, bou-bous ou tenues plus classiques, tous les styles se croisent, s'abordent, s'enlacent. Quand on est homo de l'autre côté du périphérique ou dans un quartier dit sensible, mieux vaut ne pas s'en vanter, voire s'en cacher.

Antony n'habite pas ce qu'on appelle une cité. À vingt ans, il vit chez ses parents, à Varennes-sur-Seine, en Seine-et-Marne. « Si tu te montres, ça craint. Je ne tiens pas mon copain par la main, témoigne t'il. Il y a trois ans, je l'ai dit à un ami qui l'a répété. Je me suis fait agresser par des adolescents. Il y a des gens qui ont coupé les ponts avec moi quand ils ont su que j'étais gay. Ce sont les jeunes et les personnes âgées qui nous acceptent le moins. C'est encore plus difficile pour les Noirs et les Beurs », précise le jeune homme, qui « met de l'argent de côté pour se rapprocher un jour de Paris ».

« Je fais tout pour passer inaperçu »

À seulement dix-neuf ans, Karim, lui, a déjà franchi le pas. Originaire des Yvelines, il habite à présent le deuxième arrondissement de la capitale. « Quand je retourne en banlieue, je m'habille, je parle, je marche différemment. Je fais tout pour passer inaperçu, raconte cet étudiant. Le poids familial est énorme. Certains parents, s'ils l'apprennent, ne veulent plus jamais en entendre parler. La religion n'est qu'un prétexte, car l'homosexualité n'est pas clairement réprimée dans le Coran. D'ailleurs, pendant mes vacances en Algérie, je me suis rendu compte que l'homosexualité était présente partout. »

Pour Karim, le tabou vient non seulement de « l'ignorance », de « l'amalgame par la génération précédente entre l'homosexualité et le sida », mais aussi de « l'absence de modèle masculin populaire auquel on pourrait se référer. On sait qu'on est différent mais on ne sait pas si on est seul. Il y a des homos qui peuvent refouler au point de devenir homophobe », affirme-t-il.

Dans ces quartiers, les lieux de rencontre entre gays sont inexistants. « On a trop peur d'être surpris, ce qui entraînerait des expéditions punitives. » Trouver l'âme soeur est donc quasiment impossible. Restent les chats sur Internet mais la solution la plus viable est de rejoindre Paris, considéré comme un refuge et le Marais comme l'Eldorado. « Là-bas, je m'en fous », se réjouit Antony. « Je ne me cache plus du tout », confirme Karim. Slimane, lui, est discret par nature. À vingt-huit ans, il a retrouvé une sérénité. À sa majorité, il quitte Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) pour s'installer à Paris, où il reste neuf années. « Je ne m'épanouissais pas. Ou je m'enterrais ou je tentais l'aventure. Cela m'a permis de construire ma personnalité », confie-t-il.

Aujourd'hui, Slimane est retourné vivre en banlieue. À Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Qui plus est en couple. « Mais si j'avais été trop efféminé, je ne l'aurais pas fait. Cela aurait été trop dangereux. On apprend à se préserver car on ne peut pas se révolter contre un groupe. Il faut l'accepter. » Pour les sorties, en revanche, la capitale reste son lieu de prédilection. « Je me sens plus libre. » Il pourrait aussi s'y réinstaller, avec son compagnon. « Ce sera quand même plus simple. »

« peur de se faire traiter de pédé »

Paris l'eldorado, mais aussi Paris le refuge. Comme l'a constaté Alice Guéna, présidente d'une association gay, situé dans le 20e arrondissement, mais qui intervient régulièrement dans des établissements scolaires de banlieue : « Certaines personnes passent dans notre local pour se changer, parce qu'ils ont peur de se faire traiter de pédé. C'est une insulte banalisée liée au machisme. En milieu scolaire, l'homosexualité est complètement néantisée. Les homophobes font en sorte de ne pas être confrontés à la question. Pour eux, il n'y pas d'homosexuels. Ou alors, c'est un truc de Blanc, car on ne peut pas être homo et noir ou homo et musulman. Il y a pourtant d'autres interdits qui ne sont pas respectés, comme l'alcool et le sexe avant le mariage, mais ces écarts-là ne font pas, à leurs yeux, des mauvais musulmans. »

Ne pas tomber dans la stigmatisation

Mais la responsable associative refuse de tomber dans la stigmatisation. « On ne peut pas déterminer à l'avance si une personne sera homophobe en fonction de son milieu socioculturel ou de sa situation économique. Il y a beaucoup d'ignorance. Avec de la pédagogie, on peut calmer les tensions. Si l'homosexualité était plus visible, avec une meilleure représentation à la télé par exemple, il y aurait moins de préjugés. Il faut un culot monstre pour s'assumer. En tant qu'association, on ne donne pas de consignes, on encourage seulement les personnes à se protéger. Ce serait génial qu'un mouvement homo émerge des banlieues. Pour l'instant, ils ne pensent pas pouvoir faire changer les choses dans leurs quartiers », analyse Alice Guéna.

En Seine-Saint-Denis, le conseil général, à l'initiative de l'ancienne présidence communiste, a pris les devant en créant, en décembre 2006, un réseau d'aide et d'action pour lutter contre toutes les discriminations. L'Espace 93 pour l'égalité des droits rassemble des associations locales et nationales, des centres sociaux et des organisations d'aide aux familles. Devant le besoin évident de sensibilisation des milieux populaires à la question de l'identité sexuelle, un engagement des pouvoirs publics est devenu plus qu'urgent.
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# Posté le samedi 31 janvier 2009 12:15

Modifié le lundi 02 février 2009 05:52