"BEURS APPART 6"

Retrouvez la saison 2 sur mon blog page 13

# Posté le mercredi 18 mars 2009 15:44

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 07:09

Et n'oubliez jamais...protégez-vous!

Et n'oubliez jamais...protégez-vous!
Aucun risque d'être contaminé par le virus du sida:

- Masturbation
- Fellation avec préservatif
- Anulingus (langue-anus) avec carré de latex
- Pénétration anale (sodomie) avec préservatif et gel


Risque faible d'être contaminé par le virus du sida mais le risque existe :

- Fellation sans préservatif et sans éjaculation
- Anulingus (langue-anus) sans carré de latex


Risque fort d'être contaminé par le virus du sida :

- Fellation sans préservatif et avec éjaculation
- Pénétration anale (sodomie) sans préservatif


Plus d'infos? www-sida-info-service.org ou 0 800 840 800 (appel confidentiel anonyme et gratuit depuis un poste fixe)

# Posté le lundi 01 décembre 2008 13:22

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 05:51

Mauvaises fréquentations... Notre bogoss va t'il se taper le bel Aziz...?

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 04:04

Modifié le vendredi 24 juillet 2009 16:10

Témoignages de Karim, jeune homosexuel algérien menacé d'expulsion - «J'ai passé de sales moments. J'avais très peur de rentrer en Algérie.»

Témoignages de Karim, jeune homosexuel algérien menacé d’expulsion - «J'ai passé de sales moments. J'avais très peur de rentrer en Algérie.»
Karim, un jeune gay de 18 ans, a fui son pays en 2004 alors qu'il était mineur. Sans-papiers, il était menacé d'une reconduite à la frontière, après que sa demande de régularisation a été refusée. Si le tribunal administratif a annulé l'arrêté pris à son encontre, Karim est toujours sans-papiers. Il explique à Filou comment il a vécu ces derniers jours.

Filou : Pourquoi as-tu quitté l'Algérie?

Karim :
J'ai fui l'Algérie en 2004 à cause de ce que les gens m'ont fait subir là-bas après mon coming-out. Des insultes dans la rue, chez mes parents et des coups de la part de mes proches, de mes cousins... Sur le mur d'une maison dans le quartier où j'habitais, mon nom était peint en gros avec «pédé» écrit à côté. Très vite, je suis parti en France pour des vacances. J'ai fait croire ça à mes parents. Une fois ici, je n'ai pas voulu repartir. J'ai préféré me séparer de ma famille plutôt que de retourner en Algérie et revivre ça. En France, je vis chez mon oncle avec qui ça se passe bien. Je lui ai demandé si je pouvais rester ici pour ma scolarité et il m'a aidé dans les différentes démarches pour que je puisse le faire. Je ne lui ai pas dit que j'étais homo. Il ne sait rien de toute cette histoire d'expulsion. En janvier dernier, quand j'ai eu mes 18 ans, j'ai fait une demande de régularisation auprès de la préfecture pour avoir une carte de séjour d'étudiant qui me l'a refusée. Mon avocat, Me Landete, a fait appel en expliquant que je ne pouvais pas y retourner étant donné mon homosexualité. La préfecture m'a laissé finir mon année scolaire. Et juste avant la rentrée, elle m'a envoyé cet arrêté de reconduite à la frontière.

Filou : Quels sont tes projets?

Karim : Je voudrais finir ma deuxième année de BEP en comptabilité pour passer un bac pro et j'espère pouvoir ensuite m'inscrire en BTS commerce. À Bordeaux ou ailleurs, ça m'est égal. Je me sens bien ici, j'y ai des copains homos que je vois souvent et avec qui je sors en boîte le samedi soir. Mais, l'important, ce sont mes études. Je ne sais pas encore très bien ce que je veux faire plus tard. Si je ne trouve pas de boulot dans ma branche, je suis prêt à exercer n'importe quel boulot.

Filou : Comment as-tu vécu toute cette procédure judiciaire?

Karim :
Le plus dur a été cette dernière semaine. J'ai passé de sales moments. Je n'ai pas dormi la veille de la décision du tribunal administratif. J'avais très peur de rentrer en Algérie. J'ai reçu l'arrêté de reconduite à la frontière la veille de ma rentrée. Je n'ai pas pu aller en cours de toute la semaine. Là encore, l'affaire n'est pas terminée. La préfecture a un mois pour faire appel. Je suis stressé, car maintenant j'attends la suite.

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 08:51

Modifié le mercredi 22 avril 2009 14:59

"Grande école" un film à découvrir, avec le bogoss Mécir

"Grande Ecole" ou comment Paul, BAC+5, tombe amoureux de Mécir, ouvrier. Deux cultures opposées, deux religions différentes, deux milieux divergents qui pourtant se croisent et s'unissent.


Un groupe de jeunes gens intègre l'une des Grandes Ecoles où se forment les futurs dirigeants et où s'entrouvrent les portes du pouvoir. Ils sont la crème des étudiants et seront l'élite de demain si tout se passe comme prévu.
Mais la vie a toujours plus d'imagination que nous. Grandes écoles, oui, grands amours aussi, difficiles à vivre parfois.
Le trouble du je et du jeu, des sentiments, de l'esprit et de la chair désinhiberont leurs certitudes. Ils devront faire avec eux-mêmes, devenir ce qu'ils sont et s'apercevoir que l'école qui est grande n'est peut-être pas celle annoncée.

Dans ce film, vous serez séduit par Mécir, à l'opposé de ces personnages clichés de jeunes arabes des cités qui vivent de délinquance et de petits trafics que l'on voit trop souvent dans beaucoup de films. Il fallait qu'il soit un acteur à part entière de la vie sociale, qu'il ait une situation, un métier. Que sa mère, même si elle est l'une des femmes de ménage de l'école, ne soit pas réduite à ce cliché social mais ait un regard bienveillant sur son fils.

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 05:37

Modifié le samedi 26 septembre 2009 03:18

Témoignage de Ahmed - Les Tarterêts (91) - "Je recherche l'amour, tout comme vous !"

Témoignage de Ahmed - Les Tarterêts (91) - "Je recherche l'amour, tout comme vous !"
Je m'appelle Ahmed et je suis gay, si facile à écrire et si difficile à assumer. S'assumer, et comment !

Quand mes parents et ma famille ne savent pas, que je dois invoquer mille et une excuses pour éviter de parler du sujet du mariage.
Je n'ai que 26 ans, et pourtant ils se préoccupent plus que moi de ma vie sentimentale, justement de cette dernière je ne peux rien leur dire !
Ma famille, que j'aime tant, si tolérante, homophile, mais bon, les gays c'est chez les autres pas dans la famille.
Certes, j'ai cet avantage certain que mes parents et ma famille proche vivent au Maroc, mais je puis vous assurer que le poids reste le même, voire devient plus lourd : la crainte que sa se sache, qu'ils découvrent quelque chose, qu'en adviendra -t-il de moi ?
Qui plus est, je ne puis vivre sans contact avec ma famille...


Heureusement, il y a les ami(e) et la majorité d'entre eux le savent, et d'ailleurs m'ont soutenu dans mes déboires amoureux.
Enfin, presque puisque avec ceux d'origine maghrébine je suis obligé de parler encore de Carole quand il s'agit de Xavier, ou de présenter Stéphane comme étant un ami très proche...
Il est difficile de s'appeler Ahmed et de pouvoir dire pleinement à Leila ou à Rachid, par ailleurs très sympathiques et pas un brin homophobes, que l'on est soi-même homosexuel.

Ca c'est pour les autres, pas pour nous autres arabes, encore moins musulmans.

Je me souviens quand je l'ai dit la première fois à un ami de troisième cycle, "Fatih", j'ai vu dans ses yeux un tel dégoût, que les mots qui ont suivi ne m'ont guère étonné !
Après quelques tergiversations, je lui ai fait comprendre que mon coming-out n'était pas une farce mais une vérité !
J'ai eu le droit à des "c'est dégueulasse !", "c'est contre nature, c'est pas normal !" et pire... la phrase qui tue "si tu restes pédé [SIC], je ne veux plus de toi comme ami, tu m'oublies !"
A croire que j'avais le choix, ou que je risquai de le contaminer de je ne sais quelle maladie...

Enfin, le choix je l'ai eu cette fois-ci puisque j'avais décidé que Fatih n'allait plus faire partie de ma vie, et des Fatih j'en ai vu depuis le temps...
De toute manière, j'étais décidé à m'assumer et à vivre pleinement mon homosexualité avec plus ou moins de culpabilité et de moments de blues et de déprime, moi qui suis si gai(...) d'habitude.
J'en étais donc à la recherche de ce garçon, qui allait partager ma vie, un complice, un amoureux, un amant, un ami, tout ça "en cachette" dans une première approche...

Les rencontres se succédaient, mais ne débouchaient sur rien de stable, pourtant les garçons que je rencontrais me disaient que je leur plaisais beaucoup, qu'ils me trouvaient sympathique et intelligent (enfin c'est pas moi qui le dit).
Je ne comprenais guère, enfin j'allais y voir clair plus tard, toujours dans le cadre de ma quête brave de la moitié perdue quelque part dans la planète Terre! C'est en chattant sur le net, que j'ai appris beaucoup de choses. Je savais enfin qui j'étais : je ne représente qu'un fantasme !

J'en étais réduit au statut d'objet et j'avais des frissons en voyant les amalgames et les schémas mentaux des gens en ce qui concerne les beurs gays !
Entre ceux déçus de savoir que je m'habille BCBG (ben oui, le fameux fantasme lascar, franchement, je "n'assure pas"), ceux surpris que je ne comprenne guère "verlan" et que je n'ai aucun accent de quelconque connotation, voir ceux qui demandaient si j'étais "vicelard sexuellement" ou le bien fameux "macho au lit"...

Et les questions classiques fusaient, "c'est vrai que les beurs sont très bien membrés ?" ou encore, "on dit que les beurs sont les pires des s...... au lit, et toi ?".
Rien de méchant me diriez-vous, mais avec ces personnes on discutait de rencontre pour se connaître et construire quelque chose éventuellement!

Mais le pire, c'était les individus qui me contactaient sur les channels de chat pour me "louer" une notion que j'ai appris grâce à Internet. Que de découvertes !
Enfin, vient la "période des amours", ce n'était pas très gai non plus finalement, mais au moins j'ai pu vivre des émotions fortes et dont je n'essaye de garder que le bon.
Je me souviens de Xavier avec qui c'était plus que fusionnel, l'amour total, je voulais crier au monde mon bonheur pour le partager avec la planète entière.

Trois mois plus tard, dans un moment d'intimité, j'ai eu le malheur de lui demander ce qu'il avait pensé en me voyant la première fois (je l'avais rencontré en chattant sur le net, ben oui je suis timide et Internet ça révolutionne ma vie tous les jours), la réponse à ma question fut si romantique "ben, je me posais des questions quant à l'hygiène chez les arabes"...

Aïe ! Ca fait très mal surtout quand vous faites du "fishing for compliments" ou vous vous attendez à quelconque phrase complaisante ! Je me souviens également de ce bel homme - rencontré dans une boîte - qui m'avait enchanté toute une soirée pendant laquelle nous avions refait le monde alors que les trémoussements des autres ne nous occupait point.
C'était une belle symphonie romantique, mon c½ur battait la chamade et je me disais qu'enfin mon bateau avait trouvé un port pour s'amarrer, mais la symphonie s'était terminé avec une fausse note qui avait défiguré inexorablement la mélodie...
"Passons aux choses sérieuses !" me dit-il, j'étais curieux de savoir ce qu'il entendait par cette question, et puis vint ce genre de phrases qui vous assassine plus d'une fois.
"Tu prends combien pour un week-end, je te préviens je suis seulement actif". Alors la, je sentais que le ciel m'allait tomber sur la tête, mais je me suis contenté d'une phrase au niveau de la bassesse de la proposition indécente qui m'était faite "vous êtes le maillon faible, au revoir !"
Justement, il est où ce maillon faible, qui m'oblige d'un côté à me cacher, de l'autre, à subir des fantasmes, les méchancetés et les préjugés des autres ?

Oui, c'est pas si gai d'être homo, mais gay et beur, franchement, il y'en a qui n'ont rien pour eux... j'en fais partie et j'assume!

Oui je m'appelle Ahmed, je suis gay, mais pour compléter ma phrase, je ne suis ni lascar, ni à louer ni à acheter, encore moins un outil sexuel.

Je m'appelle Ahmed, et je cherche l'amour, tout comme vous !

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 03:20

Modifié le samedi 31 janvier 2009 13:41